L’héritage de Peter Drucker toujours d’actualité

Peter Drucker
Peter F. Drucker

« La meilleure façon d’anticiper l’avenir est de bien comprendre le présent» – Peter F. Drucker

Début novembre 2015 a eu lieu le 7ème Peter Drucker Forum à Vienne (Autriche), ville natale du « gourou » du management Peter Drucker. Lors de ce que l’on appelle désormais le « Davos du management » chercheurs et professeurs de renom, philosophes et patrons d’entreprise ont échangé sur les interactions entre l’économie, la technologie et les ressources humaines.

Les 55 intervenants comme les 500 participants aux débats ont réfléchi sur l’importance des réseaux sociaux, de l’économie du partage et du monde collaboratif…Une synthèse des débats de cette édition 2015 a été réalisée par Caroline Montaigne pour l’Harvard Business Review France.

Tous ces contributeurs ont cependant rappelé que la technologie doit être au service de l’homme, et non l’inverse. Cela paraît évident mais la réalité des pratiques managériales et professionnelles permet toutefois de remettre en question cette évidence. Prenons quelques exemples pour alimenter notre réflexion.

Tout d’abord, combien d’entreprises recrutent désormais en utilisant en premier lieu les logiciels de traitement automatisé des CV? Si le gain de traitement est incontestable et la constitution des bases de données de sourcing plus rapide, quelle peut être l’appréhension des profils atypiques qui par définition ne « rentrent pas dans les cases »?

De la même façon, nous savons que la remise en cause d’un système de gestion que suppose la mise en place d’un nouvel ERP (ou PGI) peut contribuer à mettre en lumière et accentuer (ou tout simplement créer) des situations de souffrances au travail individuelles et/ou collectives[1]. Dans ce cas, pouvons-nous toujours penser que la technologie est au service de l’homme ?

Enfin, dans une période de fortes turbulences économiques voire de changement de paradigme sociétal (les attentats du 11 septembre et du 13 novembre associés aux différentes crises économiques et financières de ces dernières années peuvent y contribuer), ne faut-il pas en effet privilégier des façons différentes de penser? Or la technologie utilisée pour faciliter nos vies professionnelles tend à structurer nos façons de penser (nous aurons l’occasion de reparler de cela dans un autre billet). Comment alors être innovants voire transgressifs quand la technologie nous enjoint d’être serviles?

Penser ainsi le changement organisationnel et repenser par conséquent nos cartes mentales et nos façons d’agir comme nous le préconisent C. Argyris et D. Schön devient alors nécessaire. C’est ce à quoi nous nous employons au travers de ce blog.

[1] cf. Carpentier S. (2006), « La remise en cause d’un système de gestion contribue-t-elle à la violence en entreprise. Eléments de réponse par l’analyse du cas des commerciaux d’une PMI française » in Les Cahiers de Préventique (2006), Le stress professionnel, Editions Préventique, pp. 99-110.

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