Confiance, sens et bienveillance: vers une redécouverte de ces maître-mots managériaux?

 

A l’heure où nos sociétés redécouvrent leur fragilité et se remettent en question, force est de constater que cela interroge chacun dans son rapport à la vie, aux autres et à soi. Rien d’anormal par conséquent à ce que les pratiques managériales soient également interrogées.

Le monde des affaires connaît en effet une profonde mutation : une globalisation et une complexification accrues, une domination de la financiarisation de l’économie, une prédominance des décisions à court-terme et une hypertrophie des reportings, une accélération des révolutions technologiques, …  mais également une accélération des situations de souffrance au travail visibles et/ou invisibles. Rien d’étonnant par conséquent à ce que le burnout fasse l’objet d’une publication à destination des managers afin qu’ils puissent le reconnaître dans leurs situations professionnelles et/ou personnelles et agir ainsi de façon préventive.

 

Les business models traditionnels sont donc désormais remis en cause ; certains grands patrons affirment même que face à ces bouleversements, dirigeants et organisations doivent se ré-inventer. Selon eux, si le rôle du dirigeant reste le même (avoir une vision stratégique et exercer son leadership, concilier management de l’innovation et efficacité économique), les leviers sont différents.

Il faut désormais remettre l’Homme au centre de la réussite économique. Cela signifie concrètement favoriser la prise d’initiatives mais aussi retrouver le sens des responsabilités et remettre également le collectif et l’intérêt général au centre des préoccupations managériales.

Il faut enfin redonner du sens et de la confiance en créant les conditions d’un environnement porteur « où confiance, sens, exigence et bienveillance sont les maître-mots » dixit Jean-Paul Bailly, président d’Honneur du groupe La Poste, Bertrand Collomb, Président d’Honneur de groupe Lafarge, Henri Lachmann, Président d’Honneur du groupe Schneider Electric et Paule Boffa-Comby, Présidente de ReThink & LEAD. Mais cela ne revient-il pas à redécouvrir ce qui doit être au cœur même du management des ressources humaines ?

C’est certainement cette double prise de conscience qui explique l’intérêt croissant des dirigeants et des managers pour la bienveillance voire même la recherche de bonheur. Certains DRH n’hésitent d’ailleurs plus à renommer leur fonction « Chief Happiness Officer ».

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Au-delà d’un effet conjoncturel, tout cela semble dessiner un changement managérial profond voire même une transformation de nos sociétés et disons-le, un changement de paradigme sociétal où la redécouverte de l’humain mais également la recherche de sens et donc du spirituel reprend toute sa place.

 

 

 

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